02 juillet 2008
De l'oubli
(publiée le 22 février 2007 à 18h14)
je reviens tellement vite en fait que je suis déjà là!
bref, j'ai eu tout d'un coup une sensation brûlante de tristesse, une boule dans la gorge, une illumination soudaine sur la réalité trouble du souvenir et de l'oubli! bref, c'est pas clair tout ca, je m'explique:
il y a de ca pas mal d'années (déjà, mon dieu...), j'ai perdu (nous avons tous perdus) quelqu'un de trés proche, de trés aimée, une fée, un lutin, notre rayon de soleil, la trés parfaite et magnifique C., et le long deuil, l'attente horrible de la fin de la douleur, a duré, duré... trop sans doute, aujourd'hui encore, c'est un taboo, même son prénom, je ne peux l'entendre sans avoir le coeur brisé... mais comme pour tout, le temps a fait son vilain oeuvre, et nous avons peu à peu oublié la souffrance, jusqu'à oublié son visage, son sourire n'étaient les photos et les vidéos.
Parfois, de plus en plus rarement, nous avons des rémiscences de douleur, cette douleur morale si reconnaissable par ceux qui l'ont vécu, qui se transforme peu à peu, comme pour mieux nous marquer de sa trace, en douleur physique, le ventre qui se tord, plié en deux, les pleurs saccadés sans fin, sans pause, sans nous laisser le temps de respirer! j'ai cru crever nombre de fois par ces crises, je l'ai voulu encore plus de fois; j'ai pesté contre tous les dieux de la création, j'ai pleuré de n'avoir pas pu prendre sa place... Bientôt, trés vite, trop vite, son souvenir diffus ne restera plus que dans les images gardées précieusement dans nos albums; bientôt, je ne pourrais plus l'évoquer dans mon monde intérieur, je n'entendrais plus son rire, déjà il s'efface, déjà il m'est dur de le rappeler à moi! déjà les souvenirs personnels s'évanouissent, de plus en plus flous, jusqu'à, un jour, disparaitre totalement!
Et là... j'ai vu! comme cette impression est dure... j'ai vu sa photo, au milieu de toutes les autres photos, non distinguée au milieu des vivants pour ne pas stygmatiser sa disparition... et pourtant ressortant au milieu de toutes les autres, on ne voyait qu'elle : une image jaunie du passé, qui s'efface elle même peu à peu, si jaunie que déjà il commence à être difficile de distinguer le visage si on ne connait pas parfaitement la photo... et par ce phénoméne quasi-surnaturel, j'ai vu toute la vérité: l'oubli qui allait s'emparer de nous, qui nous tient déjà dans ses grosses griffes noires, l'obligation naturelle à oublier ce qui nous rend triste, ce qui nous fait souffrir véritablement! le temps, durant tout ce temps, a atténué son souvenir et par là même notre tristesse à l'avoir perdue, et son image, dans nos souvenirs particuliers, dans nos si chers souvenirs où nous aimons nous ébattre, est déjà comme sa photo, jaunie par le temps, comme si elle était trop éclatante pour nos yeux, pauvres vivants, elle nous éblouit et ne l'appercevant plus, elle nous échappe désormais...
je beugue!
(publiée le 7 février 2007 à 15h)
depuis bien longtemps déjà, je trouve que je vais au ralenti! impossible de travailler comme avant, impossible de me lever, impossible de me concentrer! mais là ca devient pire, de jours en jours! je me contente d'écrire dans ce fichu blog, je fuis... je devrais déjà être au boulot, il est 15h, ca devrait faire une heure que je devrais être en train de pianoter pour mes recherches! que c'est dur de ne pas avoir de patron derrière soi, aucune obligation! j'aimerais simplement, je crois que ca me suffirait, devoir rendre quelques pages par mois, une sorte de petit contrôle qualité! mais non, rien de rien, depuis deux ans, et encore pour au moins le même temps! moi la bosseuse, la sérieuse, je suis réduite à plus rien, je suis devenue la glandeuse! que c'est dur! je suis motivée pourtant, et passionnée aussi, mais on dirait que ca ne suffit pas! comment font les autres? où trouver la volonté pour se lever le matin? et pour s'enfermer dans les noires et poussièreuses archives? je n'y arrive pas! il m'est venue cette nouvelle phobie, celle des archives, moi qui n'ais jamais eu aucune phobie! peut-être est-ce simplement une mauvaise passade, le mauvais temps qui m'endort! ou est-ce plus grave? peut etre que je fuis! la peur du futur, la peur des futures responsabilités à affronter! plus vite j'aurais terminé ce boulot, plus vite, il faudra que je me mette réellement à travailler, avec les honneurs mais aussi l'énorme poid des responsabilités à supporter! est-ce que je suis capable de faire ce job? j'ai déjà changé de but parce que je ne me sentais pas capable pour un autre, et maintenant, je perds à nouveau espoir, en moi! je dois me redonner courage, reprendre foi en moi! je peux y arriver, d'autres pire que moi y sont bien arriver! de meilleurs aussi, mais de moins bons également! et ils n'ont pas honte de ce qu'ils sont devenus, ils supportent sans peine le poid, ils ne s'en rendent même pas compte!
je vais y arriver, je vais m'y remettre, et une fois partie, ce sera un excellent boulot! voilà! c'est mon leit-motiv, mais c'est dur quand même, tous les jours....
pause poético-mélancolico-éluardesque
(publiée le 5 février 2007 à 19h40)
CAPITALE DE LA DOULEUR/
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Les petits justes VIII:
" Elle se refuse toujours à comprendre, à entendre,
elle rit pour cacher sa terreur d'elle-même.
Elle a toujours marché sous les arbres des nuits.
Et partout où elle a passé
elle a laissé
l'empreinte des choses brisées."
Absence, II:
" Je sors au bras des ombres,
je suis au bas des ombres,
seul.
La pitié est au plus haut et peut bien y rester,
La vertu se fait l'aumône de ses seins
Et la grâce s'est prise dans les filets de ses paupières.
Elle est plus belle que les figures des gradins,
Elle est plus dure,
Elle est en bas avec les pierres et les ombres.
Je l'ai rejointe.
C'est ici que la clarté livre sa dernière bataille.
Si je m'endors, c'est pour ne plus rêver.
Quelles seront alors les armes de mon triomphe?
Dans mes yeux grands ouverts le soleil fait les joints,
O jardin de mes yeux!
Tous les fruits sont ici pour figurer des fleurs,
Des fleurs dans la nuit.
Une fenêtre de feuillage
S'ouvre soudain dans son visage.
Où poserai-je mes lèvres, nature sans rivage?
Une femme est plus belle que le monde où je vis
Et je ferme les yeux.
Je sors au bras des ombres,
je suis au bas des ombres
Et des ombres m'attendent."
seule!
(publiée le 5 février 2007 à 14h15)
cette nuit, tout d'un coup, j'ai cru voir plus clairement que jamais ma vie... et j'ai ressenti un vide immense! M.A m'avait déçue, encore, si profondément cette fois que je me suis rendue compte que même à ses côtés, j'étais seule, et que si demain je devais dire à mes amis et mes proches, voilà c'est fini, personne ne comprendrait! parce que je ne parle à personne, parce que le seul confident que j'ai, à qui je dis tout sans fard et sans honte, c'est mon blog! c'est pittoyable... et dramatique, je suis bien seule face au gouffre! personne pour m'entendre ni me retenir! personne qui ne comprenne mon désarroi face au manque de tendresse! j'ai essayé un jour d'en parler à mes amies, et elles ont ri, disant qu'on ne peut pas se séparer parce qu'il n'y a pas assez de baisers dans une journée! comment leur faire comprendre! je ne suis pas bonne avocate, je ne sais pas me défendre! j'ai répété des centaines de fois à M.A qu'il me faisait souffrir par son manque de considération et d'amour dans ses yeux, et il n'entend rien! je crie, mais personne n'entend! comment expliquer ses regards qui manquent, ces embrassades passionées jamais présentes, ces moqueries permanentes même s'il ne s'en rend pas compte et que ce n'est pas consciemment méchant!
je voudrais pouvoir lui écrire, lui dire combien je l'aime mais qu'il me tue à petit feu! je me meurs de trop lui donner, de trop espérer, sans jamais rien recevoir! je ne demande pas la lune, je veux être désirée et aimée, simplement, être embrassée au petit matin, être cajolée quand je suis triste, être regardée à la dérobée. je ne suis pas pénible, j'accepte qu'il se moque de moi, de mes passions, de ce que je suis, si ca peut lui faire plaisir, mais qu'en contre-partie, je recoive un peu, un tout petit peu! ca me fait penser au conte chamane raconté dans Apocalypto: l'homme, qui est tout fragile face au monde, reçoit du faucon ses yeux pour voir au loin, du puma sa vitesse et sa force, et de tous les animaux, il reçoit un présent, toujours il accepte, sans rien donner; il reçoit toujours plus; et un jour la Terre devra lui dire: je t'ai tout donné, je n'ai plus rien, je me meurs, et l'homme demandera toujours jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à donner! je te donne tout mon amour, mais je me meurs dans ce don! ca ne peut pas toujours être dans un sens!
je suis seule dans la nuit infinie, nue face à toi, je n'ai plus rien, plus de protection, je suis seule à contre-courant du monde, tous et tout contre moi, contre ce que je suis, ce que je ressens, trop sensible, trop romanesque, trop de trop, puis plus rien! cette nuit, j'ai eu l'impression d'un vide immense en moi................
C'est quoi cette histoire!?
(publiée le 4 février 2007 à 21h20)
Non mais attendez! j'écris un super post, un truc dément, trop drole et spirituel ( j'te jure, qu'est-ce qui faut pas entendre!!) et voila que le temps de la réflexion passé, une petite fenetre s'ouvre pour me dire que ma cession va bientot expirer, je me depêche d'enregistrer mon chef-d'oeuvre, et........ je me retrouve en page d'accueil, et mon beau post parti aux oubliettes! non mais c'est pas vrai! comment je vais faire pour réediter un tel exploit!
Fans je vous hais
(publiée le 1er février à 14h19)
c'est toujours pareil! la honte que j'éprouve quand je dis que mon film culte c'est la guerre des étoiles, ou qu'un de mes livres cultes 'est Le seigneur des anneaux... c'est une honte mélée d'orgueil car peu m'importe ce que pense "les gens", peu m'importe ce qu'on en dit, moi je sais ce que ces livres et films signifient pour moi! Mais pourquoi avoir honte? pourquoi aujourd'hui La guerre des étoiles fait sourire? Aimez l'une de ces oeuvres et vous étes immédiatement rangés dans un petit tiroir: "elle, c'est une geek!" (je ne sais même pas comment ca s'écrit!), c'est une fillette qui adore les fées et les licornes! PITIE! non! je déteste ce jugement! je sais à cause de qui ces deux oeuvres ont été rangés dans ces tiroirs abétisants! c'est à cause des autres, ces fichus fans qui ne peuvent être contents que quand ils ont crié au monde entier leur passion. J'avais une amie qui faisait partie de ce groupe bizarre qui ne peut aimer que dans l'excés, et qui du coup, décrédibilise l'objet de leur amour!
alors, voilà comment se présente un fan de Sf ou de fantasy selon "le peuple": c'est une personne pas trés sexy, timide, mal sapée, qui se cache derrière son perso inventé dans un jeu de role quelconque, qui ne s'est rendue compte que Star wars existait qu'à la sortie de La menace Fantome et qui, depuis, a un classeur qui répertorie toutes les races contenues dans les six films, qui croie que parce qu'elle connait le nom (même pas cité dans le film) du petit bonhomme en fond d'écran derrière Luke et Han, elle est en droit de dire qu'elle aime mieux que les autres le film; qui n'a connu Tolkien qu'à la sortie du film... c'est une personne qui collectionne les fées, qui fait un blog où tout est beau avec en page d'accueil une dessin fluorescent d'un elfe ou autre truc fantastique, qui écoute ... (lol, je me souviens plus du nom!! bo! ah si voilà) Evanescence.....
maintenant, je rectifie le tir! bien sur, ces personnes existent! vous croyez quoi? moi aussi je les supporte pas ces gens, moi aussi ils me font sourire! Mais en attendant, je veux pouvoir dire, pouvoir crier que La guerre des étoiles est mon film culte sans qu'on me rie au nez! j'en AI MARRE de cette dictature! en quoi La guerre des étoiles a été moins bien que les autres trilogies qui ont suivies, en quoi elle est plus risible? quand quelqu'un dit que ses films cultes sont Les dents de la mer, ou Alien, ou Indiana Jonh's, est-ce qu'on se moque d'eux? est-ce qu'on les juge? est-ce qu'immédiatement on se met à imaginer qui ils sont, comment ils s'habillent et à se dire qu'ils doivent être des geek? Nom de nom de dieu, je n'en peux plus! moi je vais vous dire, je ne suis pas trop timide, je suis pas trop moche, je joue pas aux jeux de roles, je joue pas à la play, ni à rien qui m'inventerait une autre vie que la mienne, j'ai pas de collier avec des fleurs et des fées, j'ai pas de poster de fantasy, j'aime pas les blogs remplis de trucs gniangnian et je n'écoute pas évanescence! bref, je suis une femme normale, avec des gouts perso qu'on ne peut pas ranger dans des petites boites! et s'il y a bien une chose que j'ai toujours détesté, c'est qu'on me juge!
Star Wars, la prélogie, je l'ai bu dans mon biberon, il a alimenté ma cinéphagie naissante d'enfant; le seigneur des anneaux m'a ouvert au monde merveilleux et dur de la Fantasy, c'a a été mon premier gros livre, un cadeau d'un oncle fantasque qui aimait un genre de littérature mis de côté par tous! alors, pour tous ceux qui pensent réduire ces deux oeuvres à des stéréotypes, je vous dis: aller vous faire ****** (par un orque, dans un trou noir de la galaxie intersidérale!na!)

